Née Irma Wieselberg
1920-2015
Jeunesse et exil
Née à Vienne en 1920, elle grandit dans une famille juive modeste. Active dès l’adolescence dans le mouvement Hashomer Hatzair, elle prend conscience de l’importance de militer contre l’« austrofascisme » (régime de Dollfuss). En 1938, après l’Anschluss, alors âgée de 18 ans, elle fuit vers la Belgique, puis la France en 1940 où elle est internée au camp de Gurs. C’est là qu’elle encontre son futur mari, Zalel Schwager, un ancien des Brigades internationales elle adhère au Parti communiste autrichien (KPÖ). Elle parvint à s’évader du camp de Gurs avec Zalel Schwager, et rejoint la Résistance française à Paris sous le nom de Suzanne Berger, se faisant passer pour une Alsacienne.
Dans la Résistance, sa connaissance de la langue allemande lui permet de participer au « Travail allemand » (TA), au sein de la Main-d’œuvre immigrée (M.O.I) avec d’autres résistantes juives communistes, comme Vilma Steindling et Irma Mico.
Le « Mädelarbeit » — littéralement « travail des filles » — consiste à entrer en contact avec des soldats allemands pour éveiller leur esprit critique face à la guerre et à les amener à rejeter l’idéologie nazie. Ces échanges, menés avec prudence, peuvent ensuite déboucher sur la remise de tracts ou de documents de la Résistance. Cette mission est très dangereuse.
Après-guerre, Irma Schwanger est une militante de premier plan du Parti communiste autrichien dont elle devient présidente honoraire en 2011.
En 2005, elle figure parmi les 1000 Women for Peace proposées au Nobel de la paix.
Irma Schwager meurt à Vienne le 22 juin 2015, à 95 ans.
Références :
Références :
– Le Maitron, par Chloé Maurel
– Interview de son petit-fils sur le site du Jewish museum de Vienne
– Irma et Irma, femmes de lumière en temps obscurs (Documentaire de Hannes Gellner, 75 min, 2020)