1. Home
  2. Journaux
  3. Extraits du journal Notre Voix du 20 juin 1943 dénonçant les « traîtres de l’UGIF ».

Toutes les salles

Salle 5 - Résistance armée
juin - août 41

Résistance armée

À partir de 1941, le Parti communiste français organise la lutte armée contre l’occupant sur le territoire national.

————————

Après l’attaque de l’URSS par les nazis en 1941, le Parti communiste est le premier à prôner l’utilisation de la lutte armée sur le territoire de la France occupée.

 

Contrairement à Charles de Gaulle, qui ne juge pas les attentats contre l’occupant opportuns, le PCF estime qu’il ne faut pas attendre un éventuel débarquement des Alliés pour porter des coups à l’ennemi. Il s’agit de lutter aux côtés de l’URSS, patrie du socialisme agressée, selon le PCF, de fixer à l’Ouest une partie des forces allemandes et de détruire l’image d’une occupation tranquille et correcte.

 

Les attentats représentent l’une des formes de cette lutte armée, ponctuée par des actions de harcèlement en attendant une insurrection générale.

 

Les attentats ne font pas partie de la tradition communiste qui privilégie une « lutte de masse ». Beaucoup de militants éprouvent des réticences devant la consigne de descendre des militaires allemands

 

Le premier attentat public, réalisé pour montrer l’exemple, est l’exécution, à Paris, de l’aspirant Moser, à la station de métro, très fréquentée, Barbès-Rochechouart, le 21 août 1941. L’opération est préparée et exécutée par Pierre Georges (le futur colonel Fabien) en compagnie de Gilbert Brustlein, Fernand Zalkinow et Albert Gueusquin.

 

Le coût humain de la violente répression contre les résistants communistes est assumé. Selon les dirigeants du Parti, il ne peut que favoriser l’hostilité envers les occupants et accroître le nombre des combattants.

 

L’attentat de Barbès donne le signal de la lutte armée. Les étrangers, et parmi eux les Juifs immigrés, s’y engagent dès le début et prennent leur part dans le combat, au sein notamment des FTP-M.O.I., tout particulièrement dans la première phase, de 1941 à 1943.

 

Référence :

Courtois Stéphane, Peschanski Denis, Rayski Adam, 1989, Le sang de l’Étranger, Paris, Éd. Fayard.

Salle

Période

NC

Type de document

Mots-clés

NC

Zone géographique

NC

Source

NC

Documents de la même période